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Avril, mai, juin…Les insectes nuisibles dans les jardins
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Avril, mai, juin…Les insectes nuisibles dans les jardins

Avril, mai, juin…Les insectes nuisibles dans les jardins

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  Fiches ravageurs

Le printemps est là.
Les plantes se (re)gorgent de sève et la nature se réveille dans toute sa splendeur !
Vu le nombre d’oiseaux que nous entendons chanter dans les jardins, cela veut aussi dire que les insectes sont de retour.

Qui dit insectes, dit observation ET prudence, car il y a les insectes ravageurs et nuisibles, c’est-à-dire ceux qui vont gêner les jardiniers dans leurs cultures et vouloir partager les récoltes de fruits et de légumes (pyrales du maïs, noctuelles du poireau, mouches des semis, criocères des oignons, etc.).

Mais il y a aussi les insectes auxiliaires, ce sont des insectes qui, contrairement aux insectes ravageurs, vont venir “aider” les jardiniers et les végétaux à mieux se développer. On pense généralement aux insectes pollinisateurs (abeilles, coléoptères, syrphes, etc.), mais il y a également des insectes prédateurs, qui se nourrissent d’autres insectes plus nuisibles (coccinelles, carabes, staphylin, sauterelle, etc.).

Il est donc important de ne pas briser l’équilibre de cette fragile biodiversité avec des méthodes radicales telles que des produits phytosanitaires lourds et autres insecticides qui ne feront pas la différence entre les “bons” et les “mauvais” insectes.

Dans un jardin biologique ou naturel, il est parfois difficile de trouver le juste équilibre pour se débarrasser des ravageurs. Pour limiter les problèmes et protéger vos précieuses plantes, nous allons lister quelques-uns des différents nuisibles et vous proposer des solutions adaptées et respectueuses de l’environnement et à l’agriculture biologique.  

Retour du printemps, les insectes débarquent

• Les altises (altise du chou, altise du radis, altise du navet, etc.) 

Ces microcoléoptères (1 à 5 mm) ont tendance à perforer les feuilles de certaines plantes par de petits cercles, ce qui permet aux jardiniers de les identifier. Elles sont parfois appelées ”puces de terre” et peuvent fragiliser, voire détruire pas mal de vos cultures.

Comment lutter contre les altises ?

1. Il est particulièrement difficile de lutter efficacement contre ces nuisibles, car ils n’ont pas de prédateurs naturels. Cependant, le paillage et l’arrosage réguliers de vos plantes vont permettre de limiter leur présence (elles n’aiment pas l’humidité).

2. La meilleure solution pour freiner leur dégât, c’est l’installation de filets anti-insectes à mailles très fines dès la levée des plantes considérées comme sensibles.

3. Pour limiter la prolifération, évitez de planter les plantes crucifères (choux, navets, colza, etc.) trop proches les unes des autres.

• Les pucerons (puceron vert, puceron noir, etc.)

Rosiers, choux, tomates, haricots, pommes de terre… Tellement de végétaux sont délicieux pour les pucerons.
Suceurs de sèves, elles ne vont pas détruire directement les plantes, mais les fragiliser et propager des fumagines et favoriser d’autres maladies cryptogamiques sur certains végétaux sensibles.

Comment lutter contre les pucerons ? 

1. Pour éviter que les colonies de pucerons ne deviennent incontrôlables, développer votre propre armée de défense ! De nombreux insectes sont friands d’aphidoidea. Que ce soit les très connues (et reconnues) coccinelles, mais aussi des chrysopes, certaines guêpes parasites, ou même des syrphes…

Les pucerons ont de nombreux ennemis qui comptent dans les rangs des insectes auxiliaires.

2. D’une autre manière, il est possible d’appliquer une pulvérisation à base de mélange de savon noir dilué au début de la prolifération des pucerons (cela peut également marcher sur les cochenilles). 

3. Certaines plantes sont connues pour leurs effets répulsifs naturels sur ces insectes. C’est le cas par exemple de l’œillet d’inde, de la lavande, des capucines, de la tanaisie, etc.

• Les limaces, loches, escargots (et autres mollusques).

Gastéropodes peu appréciés des jardiniers au moment où les salades et les jeunes pousses des potagers prennent de l’ampleur, les limaces (et les escargots) peuvent vraiment faire de gros dégâts dans les cultures au printemps.

Comment lutter contre les gastéropodes ?

1. Toute cette bande de mollusques a naturellement beaucoup de prédateurs dans la nature : Hérissons, crapauds, carabes et autres canards ou poules, vous pouvez compter sur leur participation, voir même les aider à s’installer durablement avec des abris (à hérissons par exemple).

2. Autre méthode naturelle, les plantes répulsives comme les oignons, qui protégeront les végétaux voisins.

3. L'usage d'anti-limaces biologiques à base de phosphate ferrique ou l’application de nématodes pour un traitement plus curatif.

En tout cas, ne laissez pas ces mollusques vous gâcher le plaisir jusque dans l’assiette ! 

• Les insectes mineurs (mineuse de la tomate, mineuse du poireau, mineuse des agrumes, etc.)

Les mineuses sont généralement des larves de papillons ou des asticots de mouches qui creusent des galeries dans les limbes des végétaux (feuilles, fruits, tiges) et vont fragiliser les plantes. Il y a énormément de types de mineuses et certaines sont très spécifiques (il existe + de 10 000 espèces référencées).

Comment lutter contre les mineuses ?

1. La première chose à mettre en place est de couper ou ramasser les feuilles ou les végétaux infectés pour éviter la propagation des insectes.

2. Il est également possible de freiner la prolifération des nuisibles avec des pièges à phéromones qui capturent les mâles à l’aide de phéromones sexuelles de femelles, ce qui limite la reproduction des insectes adultes.

3. Certaines espèces de mineuses peuvent être sensibles à la pulvérisation de Bacillus thuringiensis et d’autres, comme la mineuse des tomates a des prédateurs naturels tels que le pygmaeus (punaise prédatrice) en lutte biologique.

• Les chenilles “tordeuses” (tordeuse du pois, tordeuse orientale du pêcher, tordeuse des arbres fruitiers, etc.)

Ce qui sont communément appelé les tordeuses sont des chenilles de lépidoptères (papillons) nocturnes qui viennent se nourrir des bourgeons et des feuilles qui finissent par s’enrouler sur elles-mêmes (d’où leur nom), mais les larves peuvent également “piquer” des fruits qui tombent prématurément. 
De nombreux rosiers sont en proie à ces ravageurs qui compromettent à terme la vitalité des arbustes.

Comment lutter contre les tordeuses ?

Pour éliminer les tordeuses sans nuire à l’ensemble de la biodiversité de vos espaces verts, il existe plusieurs méthodes biologiques efficaces :
1. Les pièges à phéromones spécifiques aux tordeuses qui vont utiliser des phéromones sexuelles de femelles et qui vont piéger les mâles pour empêcher leur reproduction et freiner leur expansion ;

2. Les insectes prédateurs naturels (lutte biologique intégrée) tels que certains trichogrammes et hyménoptères (en fonction du type de tordeuse à cibler) ;

3. Les insecticides biologiques par aspersion de Bt (Bacillus thuringiensis).

 

Il existe beaucoup d’autres nuisibles qui émergent dans les premiers mois du printemps et le retour du beau temps ! Cela dépend des régions, des cultures, mais aussi de la météo qui changent annuellement.
De manière préventive et efficace pour limiter les premiers risques, il est conseillé aux jardiniers de mettre en place des méthodes de rotations des cultures, mais aussi (et surtout) bien garder l'œil sur les possibles agressions d’insectes afin de réagir rapidement.

La nature est constituée d’un fragile équilibre, il est donc important, en cas de lutte contre des nuisibles intempestifs de choisir des produits et des outils qui respectent au mieux l’environnement, mais aussi la santé des futurs consommateurs des délicieux légumes, fruits, et plantes récoltées. 

N'hésitez pas à demander des conseils à l’équipe de Mon Vert Jardin et y commander toutes vos solutions biologiques. Nous avons fait de notre passion un métier et nous avons des solutions de jardinage à vous proposer !

Ouvrez bien vos yeux et bon jardinage à tous,

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